Pour ma fête cet été, l'Homme, connaissant mes goûts, m'a offert une liseuse. Il le regrette un peu car depuis, j'ai comme qui dirait disparu de la circulation. Phagocytée par la Kindle. Slurp.

Résultat d’images pour chat livre

Je vais donc ici vous faire part de mon avis sur quelques uns de ces livres.

Tout d'abord, ceux-ci, que je regrouperais sous l'appellation "ça-alors-si-on-s'y-attendait". Il s'agit de "la petite boulangerie du bout du monde" de Jenny Colgan et de "La bibliothèque des coeurs cabossés", de Katherine Bivald. Des livres un chouïa gnan-gnan, un peu à l'eau de rose, mais que j'ai bien aimé car ils n'ont pas surexploité mes neurones. De bons livres de plage, avec des histoires plaisantes bien que quelque peu identiques : suite à une rupture/ un divorce/un décès/une faillite/cochez la bonne case ..., l'héroïne, toujours une jeune femme, part s'exiler loin loin loin pour lécher ses plaies et commencer une nouvelle vie. Certes, pas facilitée au début par son nouvel entourage, mais que vois-je se pointer à l'horizon ? Un beau mâle séduisant quoique quelque peu renfermé, cachant un secret, bla-bla-bla, la suite est assez téléphonée, mais ma foi, ça fait du bien de temps en temps.

Ensuite, "Looping", d'Alexia Stresi. J'ai beaucoup aimé. L'histoire de l'aventure extraordinaire de deux femmes, Camilla et sa fille Noélie, racontée par la petite-fille de cette dernière. La vie paysanne d'une petite ville italienne, fin du siècle dernier. Puis exil en Lybie, colonie italienne où la famille vit fastueusement avec le mari de Camilla, gradé militaire parfois violent dont l'assassinat est un soulagement. Retour en Italie ensuite, à Rome cette fois, avec le mari de Noélie. A moins qu'il ne s'agisse d'un récit arrangé ? Je ne vous en dis pas plus, la révélation se trouve à la fin. Excellent.

"Bakhita", de Véronique Olmi, récit biographique de la vie de Bakhita, une esclave noire du Darfour au XIXe siècle. Enlevée à ses parents à l'âge de 7 ans, et devenue religieuse en Italie à la suite d'un incroyable périple. Ce récit expose sans concessions les turpitudes de la vie d'esclave, avec l'innocence et l'optimisme résolu de cette petite fille. Bouleversant.

"L'île des oubliés", de Victoria Hislop, relate le destin des habitants de l'île grecque de Spinalonga, colonie de lépreux du début du XXe siècle. Emouvant aussi, et instructif puisque cette colonie de lépreux a réellement existé.

Enfin, dans un tout autre style, "Une colonne de feu", de Ken Follett, dont j'ai aimé plusieurs bouquins. Dans le contexte de la difficile succession du roi Henri VIII, et des haines entre catholiques et protestants, le destin de Ned Willard, anglais protestant de Kingsbrige, n'est pas sans rappeler celui d'Emmanuel de Siorac, héros du roman Fortune de France se déroulant en partie à la même époque. Complots et espionnage, amours contrariées par la religion, on y retrouve les mêmes ingrédients, sauf toutefois le langage fleuri de l'ancien Français et de la langue d'oc utilisés par Robert Merle. J'ai vraiment beaucoup aimé, c'est le genre de livre auquel je repense longtemps après l'avoir fini.

Une colonne de feu par Follett